Mis en avant

De la globalisation ร  la glocalisation de lโ€™accueil des migrants et des rรฉfugiรฉs

John-Anderson VIBERT

(Article publiรฉ sur VOMICAG le 5 dรฉcembre 2015)

L‘expรฉrience de lโ€™accueil, dans le cadre de lโ€™รฉmergence et de la gestion des flux migratoires au niveau international, vise souvent ร  rรฉpondre aux besoins humanitaires des migrants et des rรฉfugiรฉs. Cette caractรฉrisation de lโ€™accueil atteint lโ€™opinion publique ร  travers les moyens de communication, permettant ainsi de mieux sensibiliser les gens sur les situations critiques et les dรฉfis du phรฉnomรจne de la mobilitรฉ humaine. En ce sens, il semble quโ€™il y a aujourdโ€™hui une sensibilisation globale quant aux vicissitudes qui jalonnent le monde migratoire, notamment en raison des conflits rรฉcents du printemps arabe et ceux encore en acte ร  travers le monde.

Selon le Haut-Commissaire pour les rรฉfugiรฉs, Antรณnio Guterres, ร  la fin de 2013, ยซplus de deux millions de personnes dans le monde auront รฉtรฉ forcรฉes de fuir leur pays dโ€™origine, โ€˜le chiffre le plus รฉlevรฉ depuis le gรฉnocide rwandais de 1994โ€™ยป[1]. Une  analyse de lโ€™รฉvolution de la situation globale des rรฉfugiรฉs, au cours de la derniรจre dรฉcennie, confirme que depuis 2003 plus de 45 millions de personnes dans le monde ont รฉtรฉ dรฉracinรฉes de force en raison dโ€™un conflit ou de persรฉcutions, soit 35,8 millions le nombre total de personnes relevant de la compรฉtence du Haut Commissariat des Nations unies pour les rรฉfugiรฉs (HCR) en 2012 (33,5 en 2011 et 20,8 en 2005)[2].  

Comme toujours, ces situations รฉmouvantes rendent de plus en plus vulnรฉrable la vie des migrants et par consรฉquent interpellent les gouvernements et les organisations non gouvernementales, engagรฉs particuliรจrement au point de vue humanitaire dans le cadre du premier accueil. Ce dernier, รฉtant trรจs remarquable et pratiquรฉ dans des sociรฉtรฉs du premier monde et dans celles des pays en dรฉveloppement, semble รชtre structurellement globalisรฉ. Il sโ€™agit รฉgalement dโ€™humanitรฉ, car au niveau planรฉtaire on reconnait de plus en plus le besoin humanitaire, le sens รฉthique et le caractรจre solidaire du premier accueil. Celui-ci se rรฉvรจle รฉvidemment naturel, dans le sens que le contexte humiliant et deshumanisant de nos sล“urs et frรจres dรฉracinรฉs de force questionne la conscience sociale des gens, les interpelle et les stimule ร  lโ€™action. Donc, une action objectivement diffรฉrenciรฉe et opรฉrationnelle qui conduit surtout ร  la configuration et ร  la caractรฉrisation de lโ€™accueil globalisรฉ, comme langage dโ€™une solidaritรฉ globale ร  lโ€™รฉgard des migrants et des rรฉfugiรฉs vulnรฉrabilisรฉs et prรฉcarisรฉs.  

Mais il faut dire que lโ€™accueil de nos sล“urs et frรจres migrants et rรฉfugiรฉs, victimes de la guerre, de lโ€™instabilitรฉ sociopolitique et du dรฉsรฉquilibre croissant entre les pays du Nord et ceux du Sud, ne peut pas sโ€™arrรชter uniquement au niveau de l’รฉmergence et moins encore ร  mi-chemin, avec tout le risque de se transformer en laboratoire de clandestins, de sans papiers et dโ€™indigents.

Lโ€™accueil ne doit en rien demeurer quโ€™une rรฉponse humanitaire immรฉdiate aux besoins des migrants, en dehors dโ€™un cadre รฉthique personnalisรฉ qui le plus souvent fait dรฉfaut. Cโ€™est aux migrants mรชmes, assoiffรฉs de comprรฉhension, de reconnaissance fraternelle, dโ€™accueil, dโ€™intรฉgration et de socialisation, quโ€™il faut converger la synergie de lโ€™accueil. Souvent il y a une forte tendance ร  venir aux secours des migrants du fait que leur condition est perรงue comme un espace clรฉ et applicatif dโ€™un projet social, politique ou caritatif, projetรฉ et lancรฉ en dehors de leur histoire et de leurs aspirations. Dans ce cas, on ne parle plus de lโ€™accueil et de lโ€™hospitalitรฉ comme un service ร  lโ€™homo migrans, mais plutรดt dโ€™une instrumentalisation de la personne humaine. Les migrants, les dรฉplacรฉs, les rรฉfugiรฉs et les apatrides sont, eux aussi, des personnes comme nous tous, ont une dignitรฉ et partagent, de ce fait, notre commune humanitรฉ. Il ne faut pas confondre leur personne et leur contexte. Ce dernier devrait รชtre de prรฉfรฉrence acceptรฉ, compris, interprรฉtรฉ, personnalisรฉ et humanisรฉ. 

Alors, le caractรจre de lโ€™accueil globalisรฉ est mis en รฉvidence dans le cadre de lโ€™effort conjuguรฉ, sous forme dโ€™action humanitaire, pour confronter la mobilitรฉ humaine globale, caractรฉrisรฉe notamment par des traits surtout liรฉs aux dรฉfis et vicissitudes des migrations forcรฉes (Push factors). Dans certains cas, il sโ€™agit dโ€™un accueil pensรฉ pour les gens et non pas avec eux et moins encore ร  partir dโ€™eux-mรชmes. Il se rรฉvรจle alors plus structurel que fonctionnel. Autrement dit, un tel accueil peut รชtre dotรฉ dโ€™un arsenal dโ€™outils lรฉgaux et de modalitรฉs objectives dโ€™intervention humanitaire. Mais sโ€™il est privรฉ de la collaboration et de la coresponsabilitรฉ des communautรฉs dโ€™accueil, comme espace clรฉ et existentiel de la diversitรฉ et de lโ€™intรฉgration, nโ€™aboutira pas au rรฉsultat escomptรฉ. En ce sens, il est trรจs important de passer dโ€™un accueil objectivement et structurellement global ร  un accueil ยซglocalยป, lequel est lโ€™expression du mariage entre la globalitรฉ et la localitรฉ du comportement ร  lโ€™รฉgard des migrants et des rรฉfugiรฉs. Cet accueil se caractรฉrise et se signifie dans lโ€™intersubjectivitรฉ, dans un climat oรน il existe la culture du partage, du dialogue, de la lรฉgalitรฉ et du bien commun. En dโ€™autres termes, lโ€™accueil ยซglocalยป tient ร  la pratique vivante et progressive de la proximitรฉ entre lโ€™immigrรฉ et lโ€™autochtone, dans un milieu commun dโ€™รฉpanouissement socio-humain et/ou socio-religieux. Il faut sโ€™intรฉgrer et intรฉgrer lโ€™autre, lโ€™รฉtranger, dans notre espace existentiel commun, pour construire lโ€™accueil ยซglocalยป ร  travers la rencontre, lโ€™intรฉgration respectueuse et lโ€™interculturalitรฉ. En effet, il sโ€™agit de passer de lโ€™objectivitรฉ structurelle de lโ€™accueil ร  sa subjectivitรฉ fonctionnelle pour faciliter la coexistence entre immigrรฉs et originaires.        

Enfin de compte, le premier accueil comme tel ne doit, en aucun cas et sous aucun prรฉtexte, constituer la derniรจre rรฉponse รฉmanant des Etats, des institutions intergouvernementales et non gouvernementales aux questions humanitaires, รฉthiques et existentielles des migrants. Il nโ€™est quโ€™un tout petit รฉlรฉment du tout complexe socio-politique que comporte la rรฉponse aux besoins de nos sล“urs et frรจres migrants et rรฉfugiรฉs, qui maintiennent toujours vivante leur soif que seulement le statut lรฉgal, dans la jouissance des principes dโ€™un vrai Etat de droit, peut รฉtancher.

La nรฉcessitรฉ de passer de la globalisation ร  la glocalisation sociale et institutionnelle de lโ€™accueil frape ร  la porte de tous les secteurs de notre sociรฉtรฉ. Parce que les migrants ne cessent de nous questionner par leur dรฉtresse. Un questionnement auquel le Pape Franรงois est trรจs sensible : ยซLes migrants me posent un dรฉfi particulier parce que je suis Pasteur dโ€™une ร‰glise sans frontiรจres qui se sent mรจre de tous. Par consรฉquent, jโ€™exhorte les pays ร  une gรฉnรฉreuse ouverture, qui, au lieu de craindre la destruction de lโ€™identitรฉ locale, soit capable de crรฉer de nouvelles synthรจses culturellesยป[3]. La crรฉation dans un Etat de droit de nouvelles synthรจses culturelles pourrait se signifier dans le cadre pratique dโ€™un accueil ยซglocalยป. A ce but, lโ€™esprit du document intitulรฉ ยซAccueillir lโ€™รฉtranger : affirmations des chefs religieuxยป[4], rรฉdigรฉ par une coalition de grandes organisations humanitaires confessionnelles et dโ€™รฉtablissements universitaires entre fรฉvrier et avril 2013, pourrait raffermir les principes fondamentaux dโ€™une ยซglocalisationยป de lโ€™accueil.


[1] Assemblรฉe gรฉnรฉrale AG/SHC/4086, http://www.un.org/News/fr-press/docs/2013/AGSHC4086.doc.htm, consultรฉ le 6 novembre 2013.

[2] Un rapport dรฉtaillรฉ de lโ€™UNHCR, en anglais (Displacement : The new 21st Century Challenge. UNHCR Global Trends 2012), est disponible ร  lโ€™URL http://www.unhcr.org/51bacb0f9.html, consultรฉ le 27 novembre 2013.

[3] Franรงois, Exhort. Apost. Evangelii Gaudium (24 novembre 2013), n. 210.

[4] Ce document (Welcoming the Stranger : Affirmations for Faith Leaders) a รฉtรฉ rรฉdigรฉ dans le sillage dโ€™un Dialogue entre des chefs religieux, des organisations humanitaires confessionnelles, des reprรฉsentants de gouvernements du monde entier et des chercheurs sur le thรจme ยซFoi et Protectionยป, qui avait eu lieu en dรฉcembre 2012, ร  lโ€™initiative du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les rรฉfugiรฉs, Antรณnio Guterres. Le texte est disponible en plusieurs langues ร  lโ€™URL http://www.unhcr.org/51b6de419.html, consultรฉ le 27 novembre 2013.

VOMCAGLO

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Dalle conseguenze al laboratorio delle migrazioni forzate: no al mediterraneo cimitero di migranti

VOMCAGLO CLM-BE
VOMCAGLO JAV-1 CLM-BE

John-Anderson Vibert

(Articolo pubblicato sulla VOMICAG: 24 luglio 2015)

La mobilitร  umana costituisce, nella sua accezione multiforme e nel suo insieme variegato, un fenomeno attuale sempre piรน crescente, unโ€™esperienza concreta, dinamica, coinvolgente e storica di persone che si spostano da un paese allโ€™altro, volontariamente o involontariamente, dovuto alle difficili situazioni sociali, politiche ed economiche che sfortunatamente caratterizzano la maggiore parte dei paesi di partenza.

Lโ€™instabilitร  politica, gli scontri etnici, le fughe da carestie, dai regimi dittatoriali e dai disastri naturali, la diseguale distribuzione della ricchezza, la povertร  e la miseria, rappresentano tra lโ€™altro la principale causa della migrazione forzata (Push factors) di fronte alla qualitร  di vita, il cosiddetto benessere, la soddisfazione delle condizioni sociali nei paesi sviluppati, che invece attirano i migranti (Pull factors). In questo senso migrare non puรฒ che essere un fenomeno del tutto naturale. Perchรฉ la vocazione fondamentale dellโ€™uomo รจ quella alla vita. Chi cerca di salvarsi la vita fuggendo conflitti armati; chi cerca di migliorarsi la vita intraprendendo pericolosi viaggi in mare verso un destino spesso sconosciuto, ossia verso un paese benestante del suo sogno; chi semplicemente vuole sperimentare e condividere il dono della vita, nellโ€™interculturalitร , non fa nientโ€™altro che tentare di rispondere alla sua vocazione di esistere in modo degno e umano. Purtroppo questa risposta esistenziale rimane come uno scopo da raggiungere, la cui forza psicosomatica incoraggia, stimola e ravviva il pellegrinaggio dellโ€™homo viator.

Oggigiorno circa un miliardo di migranti nei loro Paesi e piรน di 244 milioni di migranti internazionali cercano, in contesti sociali, politici, culturali e religiosi variegati, di vivere dignitosamente. Una costante ricerca che spesso rimane senza esito per la grande maggioranza. Tra questi nostri fratelli e sorelle migranti, i piรน vulnerabili sono i rifugiati, gli sfollati interni, i profughi il cui numero, secondo il rapporto annuale Global Trends dellโ€™UNCHR, passa da 59,5 milioni dellโ€™anno 2014 a 65, 3 milioni alla fine di 2015[1].

La vulnerabilitร  di queste persone รจ con evidenza allarmante, evocativa di dolore e sofferenza psicosomatica. Non soltanto perchรฉ la forza della morte generata dai conflitti armati ruba loro la vita familiare, sociale, culturale e religiosa, bensรฌ per i loro stessi status e condizione di rifugiati. Costretti a fuggire, ad abbandonare tutto, i rifugiati si trovano di fronte alla complessitร  reale della loro speranza: la speranza di scappare dalla morte, di stabilirsi, di essere accolti, accompagnati ed integrati nei paesi di arrivo. Un processo non automatico perรฒ e, quindi, purtroppo non oggettivamente definito, nemmeno ben strutturato nella maggior parte dei paesi di destino. Lo sforzo dellโ€™Unione Europea di cercare con fatica di stabilire meccanismi umanitari e politiche migratorie, nei confronti dei flussi migratori provenienti soprattutto dalla Libia, ne รจ un chiaro esempio.

Nonostante sia molto significativa la sinergia di azione tra certi organismi internazionali e governi a favore dei migranti e rifugiati, ci si deve porre alcune domande fondamentali: fino a quando le migrazioni saranno intese e trattate in chiave emergenziale e, di fatto, in chiave assistenziale?

Fino a quando piangeremo i morti a Lampedusa, piuttosto di affrontarne la causa?Quindi serve piรน che mai un approccio progettuale, personalistico, pratico e soprattutto politicamente โ€œglocalizzatoโ€ nei confronti dei flussi migratori sempre piรน in aumento.

Bisogna mettersi in gioco. รˆ necessario passare, con azioni concrete, dalle conseguenze spesso tragiche delle migrazioni avvenute e ancora attuali nel Mediterraneo alle sorgenti di questi flussi, per sopprimere ogni aspetto disumano e disumanizzante mediante un processo di cooperazione internazionale. I conflitti armati scoppiati negli ultimi cinque anni principalmente in Africa, in Medio Oriente, in Europa e Asia, lโ€™ingiustizia sociale e la miseria, cause principali piรน che mai attive dei flussi migratori, vanno affrontati senza ipocrisia, con obbiettivitร , etica e la volontร  di tutelare i soggetti in questione nel quadro della costruzione di un mondo di solidarietร  e di pace.   

[1] Cf. UNHCR, Rapporto Global Trends 2014 dellโ€™Alto Commissariato delle Nazioni Unite per i Rifugiati (UNHCR), in https://www.unhcr.org/it/notizie-storie/notizie/rapporto-global-trends-2014-dellunhcr/


Noteย : 1ย sur 5.

VOMCAGLO

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Il divorzio con la veritร : un virus crescente che divide per fare del male nella nostra societร 

John-Anderson VIBERT

Il desiderio e la capacitร  di questionare, sapere e conoscere la veritร , ciรฒ che esiste, segnano e caratterizzano il processo di crescita dellโ€™uomo e lo sviluppo storico dellโ€™umanitร . Fin dallโ€™inizio lโ€™uomo ha cercato di capire lโ€™universo, il principio del creato, sรฉ stesso e la societร . Un lungo cammino variopinto, multiforme che senzโ€™altro ha determinato significativamente lo sviluppo del pensiero e lโ€™azione dellโ€™uomo in diversi ambiti. Basta pensare infatti al vincolo tra lโ€™homo faber e lโ€™homo sapiens per farsene unโ€™idea: lโ€™uomo che lavora, che si dร  da fare รจ lo stesso che sente, pensa, parla, fa delle domande, condivide e festeggia dei momenti importanti della sua vita. Quindi si tratta della persona umana, dotata di ragione, coscienza, capacitร  e volontร  di vivere, crescere, coesistere e realizzarsi dignitosamente nella trasformazione della natura, la societร  e il mondo. Ciรฒ va inteso come una vocazione fondamentale di ogni uomo e donna. Non รจ ciรฒ forse da incoraggiare e promuovere nel quadro della realizzazione corresponsabile del bene comune?

La risposta a questa domanda, dal punto di vista morale ed etico, รจ un grandissimo SI. Ma in realtร  sta crescendo, in diverse parti del mondo, un NO interessato dal punto di vista geopolitico. Un no alla promozione reale dei diritti dellโ€™uomo, un no allโ€™autentica Pace e al bene comune, un no semplicemente allโ€™istituzione e rafforzamento dello stato di diritto.    

Oggigiorno la cultura in continuo aumento della menzogna, della manipolazione, dellโ€™indifferenza, dellโ€™ingiustizia, del male, della morte e dei vizi a scapito delle virtรน, della vita, del bene e della giustizia, ci spinge purtroppo a capire che non bastano la ragione, la coscienza, la volontร , le scelte e le decisioni per raggiungere la felicitร  se esse poi, nella praxis, sono separate dalla veritร , cioรจ dalla trasparenza e la coerenza. In altre parole, possiamo avere tutte le buone intenzioni e forze di volontร  del mondo per camminare bene, ma se manca la strada non si va obbiettivamente da nessuna parte.  

La veritร ! Sรฌ, questa virtรน preziosa, coerente e pragmatica, se non รจ il giusto cammino, non puรฒ non essere che la luce che lo illumina o addirittura il dinamismo che ad esso conduce. La veritร  fatta azione coerente รจ il propulsore della trasformazione della natura, della societร  e della realizzazione dellโ€™uomo stesso. Nella sua assenza ci possono essere altri propulsori, ma sistemi che manipolano lโ€™ecosistema, lโ€™umanitร , i sogni e le aspirazioni legittime dellโ€™uomo.

Oggigiorno dovremmo avere paura di vivere nellโ€™assenza della veritร , cioรจ separati dalla coerenza e lontani dalla realtร  autentica delle persone. Purtroppo non รจ il caso. La grande maggioranza delle crisi nazionali, regionali e geopolitiche attuali รจ dovuta al divorzio con la coerenza e di conseguenza con il bene comune. Ciรฒ si avverte e si capisce, in certi casi, nella paura manifesta di perdere il potere, lโ€™autoritร , il prestigio, alcuni vantaggi, il lavoro. Una Paura personale e/o di Stato ignorata, non superata e addirittura in alcuni casi esagerata che porta a comportamenti politici ed economici separati dallโ€™etica. Una paura negata, non controllata che purtroppo genera azioni e reazioni disumane, che incidono poi negativamente sullโ€™indispensabile bene comune.  Da qui lโ€™esistenza in alcuni paesi dei conflitti armati e la miseria, veri e noti laboratori di vittime, sfollati, profughi e rifugiati.

E quindi la pace, la giustizia e la felicitร  sono trasformate in valori e virtรน volatili, relativi, interessati e per cui inesistenti per le vittime della guerra, delle migrazioni forzate e della miseria? Ecco, non dobbiamo mai rimanere indifferenti di fronte allโ€™indifferenza che fa male e uccide. รˆ un dovere sacrosanto e civico questionare qualsiasi sistema squarciato dal bene; รจ anche lโ€™espressione preoccupante e il grido della nostra comune umanitร .

Lโ€™uomo puรฒ essere felice, stare bene, esaltarsi, fare festa mentre suo fratello (trattato da nemico) รจ triste, sta male, viene umiliato, marginalizzato e/o piange i suoi morti? Puรฒ darsi, se si tratta di qualcuno disumano, sposato con lโ€™egoismo sociale, politico, ma purtroppo divorziato con la veritร  e automaticamente separato dalla coerenza, dai consensi e processi sociali.

Lโ€™importante nella vita non รจ essere felice, lo stare bene, fare festa dal ponto di vista superficiale, bensรฌ determinare e vivere giustamente il senso e come contagiare la felicitร , il benessere. Realizzarsi a scapito dellโ€™altro รจ rinunciare ai valori della veritร  umana ed abbracciare i vizi dellโ€™egoismo; รจ vedere vita per sรฉ stesso nella morte dellโ€™altro; รจ semplicemente separarsi dal bene da garantire e coniugar-si con il male da eliminare.


Noteย : 1ย sur 5.
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Quando lโ€™atteggiamento del buon samaritano incarna una nuova umanitร  e abbatte pregiudizi nei confronti dello straniero

John-Anderson VIBERT

(Articolo pubblicato sul periodico della Missione Cattolica Italiana di Ginevra: โ€œPRESENZA ITALIANAโ€ย Anno XLI. Noย 4 Luglio-Agosto 2018)

La Parabola del buon samaritano รจ lโ€™espressione perfetta dellโ€™umanitร  nuova voluta, incarnata e proclamata da Gesรน nel nostro mondo. Un insegnamento nuovo che trascende le limitazioni delle culture e religioni. Uno spirito premuroso e di servizio che supera le barriere tra culture e razze. Una buona pratica umana e umanizzante, mirata a guarire le ferite causate dal virus mortale dellโ€™egoismo sociale e politico, iniettato disgraziatamente dagli uomini irresponsabili nella โ€œsocietร  del terzo millennioโ€[1].

Una persona sofferente, vulnerabilizzata, indifesa, ignorata per motivi socio-religiosi da un sacerdote e un levita, ma soccorsa, aiutata e curata invece da un samaritano, considerato allora come uno straniero, pagano e impuro (cfr. Lc 10, 25-37), evoca una veritร  fondamentale:ย il potere del dovere essere dellโ€™uomo. Ecco, lโ€™uomo deve essere veramente umano per pensare, decidere e agire bene nei confronti degli altri, particolarmente le persone piรน vulnerabili e bisognose. Sรฌ, bisogna essere buoni con la gente, premurosi in modo disinteressato per gli altri, indipendentemente da ogni sistema individualistico ed egoistico. Riconosciamo purtroppo che questa buona pratica non รจ in atto nelle nostre comunitร . La crescita sempre piรน evidente della cultura dellโ€™indifferenza lo conferma. Ma, strada facendo, si capirร  che il nostro dovere essere si rende parlante, attraverso scelte, decisioni, atteggiamenti e comportamenti umanamente corretti, coerenti e corresponsabili. Nonostante tutto, lo spirito del buon samaritano non รจ morto nel nostro mondo materialista, consumista e frammentato. ย รˆ vivo nella vita di tante persone di cuore come Mamoudou Gassama.ย Il cittadino maliano, immigrato, consideratoย sans-papierย in Francia, che si rivela come un giovane premuroso, coraggioso e amabile salvando un bambino che era sospeso nel vuoto, appeso al balcone del quarto piano di un palazzo, nelย XVIII arrondissementย di Parigi.ย โ€œNon ho pensato a nulla, ho pensato a salvarlo e grazie a Dio lโ€™ho salvatoโ€. Ecco quindi le parole pronunciate, con umiltร , dal bravissimo 22enne, diventato ormai eroe in Francia e sopranominato addirittura da diversi media il clandestino-eroe, il migrante-Spiderman, grazie allโ€™abilitร  con la quale ha scalato la facciata del palazzo[2].

Non si deve mai dare per scontata nessuna azione che rispecchia lโ€™atteggiamento del buon samaritano. Perchรฉ, da una parte, esprime chiaramente il comportamento dellโ€™uomo nuovo, che preferisce lโ€™amore allโ€™egoismo (il bene al male, la luce alle tenebre, la pace alla guerra) e, dallโ€™altra, puรฒ diventare prototipo di un insieme di azioni pratiche, mirate a cambiare qualcosa nelle nostre comunitร  rispettive. ย 

Per accogliere con umiltร  lo spirito di compassione, di generositร  e di servizio del buon samaritano, bisogna anche fare nostra lโ€™idea che non ci sono comunitร  perfette. Essendo strutturalmente e funzionalmente dinamiche, perchรฉ composte da persone con aspirazioni variegate, le nostre comunitร  sono luogo di crescita in cui siamo tutti chiamati ad assumere le nostre responsabilitร , esercitare e verificare liberamente la nostra umanitร  nel quadro del bene. Per cui, una societร  dove ci sono ancora bambini non accompagnati, donne e mamme abbandonate, anziani dimenticati, ammalati non curati, rifugiati non accolti e migranti non integrati, ha fame e sete dello spirito del buon samaritano, per sfruttare tutte le possibilitร  di una trasformazione duratura.

Un giorno, conoscerร  la nostra societร  tale trasformazione? La logica del servire prevarrร  su quella dellโ€™essere serviti? La voce dellโ€™amore sarร  ascoltata piรน di quella dellโ€™egoismo? Le persone escluse, per diversi motivi, verranno riconosciute, accolte, protette, promosse e integrate nelle nostre comunitร ? Quando lโ€™altro sarร  riconosciuto e trattato come un fratello e non come un indesiderato[3]? Queste domande colpiscono, senzโ€™altro, il cuore e lโ€™anima stessa dellโ€™andamento della nostra societร , e ci mettono, allo stesso tempo, di fronte a un lungo cammino da individuare e percorrere insieme. Se vogliamo un futuro prospero per il nostro mondo, dove lโ€™altro puรฒ esistere e vivere dignitosamente, bisogna percorrere lo stesso cammino del buon samaritano, quello delย bene e della fraternitร , senza perdersi perรฒ nel questionare demagogicamente la provenienza di chi รจ diverso, bensรฌ chiedersi come camminare insieme, per creare una societร  piรน umana, giusta, solidale e bella. Questo cammino, se percorso bene, ci farร  senzโ€™altro raggiungere e toccare il cuore della nostra coesistenza e del nostro vivere insieme, cioรจ la nostra comune umanitร , il nostro terreno fertile per crescere e diventare piรน bravi, coerenti e buoni gli uni verso gli altri. Un terreno da sfruttare perรฒ, cioรจ da coltivare bene per trasformare i muri che ci dividono oggi in ponti relativi alla costruzione di una societร  ben integrata, nรฉ razzista, nรฉ xenofoba[4].


[1]ย โ€œCioรจ persone e strutture organizzate diversamente, costituite da sistemi religiosi, politici, culturali ed economici diversi tra loroโ€. G. Rizzi, ยซIl dono della pace e della giustizia: il contributo del cristianesimoยป, in E. Scognamiglio โ€“ A. Trevisiol (a cura di),ย Nel convivio delle differenze. Il dialogo nelle societร  del terzo millennio,ย Urbaniana University Press, Cittร  del Vaticano, 2007, 151.

[2]ย Cfr. AVVENIRE.it. Parigi. Diventerร  cittadino francese: aveva salvato un bimbo sospeso al quarto pianoย https://www.avvenire.it/mondo/pagine/parigi-salva-bimbo-sospeso-al-quarto-piano. Cfr. LA STAMPA. Salva il bambino sospeso nel vuoto: Macron gli dร  la cittadinanza.ย http://www.lastampa.it/2018/05/28/esteri/salva-il-bambino-sospeso-nel-vuoto-macron-gli-d-la-cittadinanza-uQTV11HTMxUtTFmuqzG8EJ/pagina.html

ย [3]ย Cfr. G. Grampa, ยซLโ€™altro รจ mio fratelloยป, inย Orientamenti,ย 1-2 (1991), 95-106. Cfr. A. Negrini, ยซReligione, mutamenti epocali e sfide dellโ€™interculturaยป, inย People on the Moveย 88-89 (2002), 229.

[4]ย Cfr. G. Parolin, ยซQuale missione con i migranti?ยป, inย Studi Emigrazione, XLVII, 178 (2010), 396.


Noteย : 1ย sur 5.

Guarire le ferite della guerra con la ricerca della pace: il necessario bisogno della pace per guarire le ferite della guerra

John-Anderson VIBERT

Il nostro mondo globalizzato e sempre piรน frammentato ha sete della pace, ma non riesce, almeno finora, a saziarsi, perchรฉ nelle sue scelte รจ spesso separato dalla veritร  sullโ€™uomo. Non dobbiamo mai dimenticare che le persone nascono per vivere e crescere insieme in un habitat comune, coesistere pacificamente e non per farsi la guerra e autodistruggersi. Ma purtroppo la guerra ha costantemente caratterizzato la nostra storia e condiziona ancora oggi i rapporti tra molti Stati e popolazioni nel mondo.

Come superare la paura, le sofferenze, lโ€™ingiustizia e addirittura la cultura della morte dove si sostiene che si deve fare la guerra? Non ci si sarebbe posto oggi questa domanda se  imparassimo qualcosa dalle guerre del passato. Perchรฉ le conseguenze della prima e della seconda guerra mondiale non sono state certamente delle rose  neppure per i vincitori, ma illusioni che hanno portato a una terza guerra mondiale a โ€œpezziโ€, piรน intelligente e disumana nella distruzione di vite umane ed infrastrutture civili.

Quando lโ€™egoismo, lโ€™arroganza, il denaro e il disprezzo per il passato diventano armi dialettiche, comunicative e decisionali in un mondo globalizzato e frammentato, la divisione organizzata e strutturale fragilizza e distrugge la pace dei cittadini.

Questa รจ la triste realtร  del mondo di oggi, ammalato di egoismo sociale e politico, un potente virus che distrugge il consensus sociale e il bene comune. La guerra รจ purtroppo una delle espressioni piรน attive di questo virus, diventando sempre piรน, attraverso il mondo, un grande laboratorio di sfollati, rifugiati e migranti. Quest’ultimi sono persone spesso  sfuggite per un nulla alla morte e quindi costrette ad abbandonare tutto: sogni,  progetti, famiglia, amici e terra. Va detto che questa categoria di persone รจ tra i soggetti piรน fragili della realtร  geopolitica postmoderna e continua a bussare alle porte delle istituzioni competenti dellโ€™ONU con un forte grido: la guerra fa male, distrugge ed uccide!

Sรฌ, indipendentemente dai suoi motivi politici o  geopolitici, la guerra fa male, ferisce, distrugge ed uccide. Per cui, dal punto di vista etico, non รจ normale lasciare che i conflitti armarti dettino il ritmo della vita, condizionandolo, in alcuni paesi in guerra nel mondo, particolarmente quelli in Europa, Africa e Medio Oriente, con l’odore della morte, del pianto e della paura. Per evitare la guerra bisogna neutralizzarne le radici e anche individuare, cercare e promuovere un rimedio per curare le ferite causate dalla stessa.

La memoria della storia umana ha una funzione educatrice, ci insegna che la pace puรฒ essere la cura di cui abbiamo bisogno per guarire le ferite causate dalla sua assenza. La mancata coesistenza tra certi Stati รจ dovuta allโ€™assenza di accordi, volti a regolarizzare i rapporti tra di loro ed a garantire la sicurezza collettiva. Quindi oggigiorno diventa sempre piรน urgente ricordare ai Paesi in guerra il loro doveroso bisogno di individuare e percorrere la via della pace per salvare vite, sogni e ricostruire.

E poi la pace garantita, garantisce e garantirร  senz’altro la tutela delle persone migranti, rifugiate nei paesi di accoglienza. Questa รจ una tappa fondamentale per la loro progressiva integrazione nelle societร  di arrivo, dove si spera che la voce della pace, con il suono tenero della vita e della speranza, cancelli il rumore delle bombe. Perchรฉ ogni Stato di diritto, essendo unโ€™espressione della pace sociale, ha la doverosa corresponsabilitร  di prendersi cura delle persone, impegnandosi a guarire le  ferite causate dalla guerra.

VOMCAGLO

Il necessario bisogno di individuare e superare la vera crisi

John-Anderson Vibert

(Article publiรฉ sur VOMICAG en 2014)

La parola crisi, nellโ€™odierna realtร  globale, trova sempre piรน voce nella vita di chi ha voce e di chi non ne ha. Come mai? Forse perchรฉ, secondo diverse radiografie della salute socio-economica del mondo, sia i grandi che i piccoli,  ne soffrono. Si! La cosiddetta crisi economica colpisce tutti. Dai piรน piccoli ai piรน grandi, dai piรน deboli ai piรน forti delle nostre societร , dai migranti agli autoctoni tanto nei paesi considerati di Nord quanto in quelli considerati di Sud. Ciรฒ non รจ, in nessun modo e sotto nessun aspetto, un fenomeno che viene dal nulla, bensรฌ il sorprendente risultato, addirittura parziale, del processo dโ€™interdipendenza degli Stati, generato dalla globalizzazione politico-economica. 

In questo senso non viene questionata decisamente la globalizzazione come tale, nella sua accezione attiva. Cioรจ, il globalizzare non รจ il problema.  Ma cosa si globalizza e, quindi, va globalizzato? Perchรฉ e come? Come si vede qui, la questione di fondo รจ esplicitamente il contenuto caratterizzato della globalizzazione, la sua accezione passiva.

Il bene globalizzato fa bene alla gente e porta a un bene grande. Ma, e se si trattasse del contrario? Che dire e cosa fare?

Ora, se ci soffermiamo un attimo sullโ€™ โ€œessere globalizzatoโ€ e non decisamente sul โ€œglobalizzareโ€, si deve vedere e capire che il primo ci porta allโ€™uomo stesso di oggi, frammentato da certi aspetti e nuovi paradigmi culturali. Ecco, stiamo parlando proprio dellโ€™uomo moderno il cui linguaggio cambia costantemente: lโ€™amico del progresso spesso senza sรฉ stesso e, per di piรน, nemico di ogni principio assoluto perchรฉ sposato con il relativismo.

Certo, si deve credere nella crescita, perรฒ quella del bene per il benessere di tutti e non il contrario. Perciรฒ, riteniamo importanti e lodevoli i beni prodotti dalla rivoluzione industriale. Anzi, anche oggi ne constatiamo i valori nel quadro delle grandi scoperte scientifiche, mediche, tecnologiche, meccaniche, โ€ฆ ecc. Quindi, valori utili alla societร  globale e al suo sviluppo. Valori che confermano la bontร  di tante tappe superate giร  dallโ€™ uomo, nella sua storia come pellegrino, in un mondo fatto di tante strade contraddittorie: Il passaggio dallโ€™homo erectus  allโ€™homo faber  e da esso allโ€™homo sapiens, per giungere quindi alla tappa sapiens sapiens ne รจ una testimonianza fondamentale dal punto di vista storico.

Va ammirata la dinamicitร  intelligente dellโ€™uomo, quale caratteristica fondamentale che lo spinge a fare sempre la differenzia. Grazie ad essa, cammina con un sorprendente desiderio di andare sempre piรน avanti. Perรฒ cโ€™รจ anche il rischio di andare cosรฌ veloce al nulla; se non sa da dove viene e dove va. Ecco per cui bisogna riconoscere che la dinamicitร  umana ha una sorgente creatrice assoluta, un bene eterno, altrettanto piรน potente dei beni che lโ€™uomo cerca di fare oggi. Se andiamo avanti alla luce di essa, incarneremo senzโ€™altro nel mondo il suo linguaggio, che รจ il bene creatore per tutti. Se, invece, vogliamo progressi al di fuori del nostro principio creatore, cresceremo senzโ€™altro, perรฒ al di fuori della nostra natura umana e, quindi, tale crescita non sarร  umanizzante e perciรฒ non durevole.

Alla luce di tutto quanto sopradetto, vale a dire che la crisi che colpisce cosรฌ duro il mondo e nei confronti della quale gli Stati colpiti ci metteranno ancora tempo per ricominciare a crescere, รจ una delle crisi generate dal divorzio dellโ€™uomo con se stesso e di conseguenza con Dio.

Quale รจ la vera crisi? รˆ quella di cui parlano tanti politici ed economisti in chiave socio-economica? No, questi ultimi parlano di una crisi tra tante non ancora viste. La vera crisi รจ il divorzio dellโ€™uomo con la sua sorgente naturale e, di conseguenza,  con la sua identitร  e la sua storia. Si tratta innanzitutto di una crisi antropologico-sociologica. Rompo il rapporto con lโ€™uomo vero e con il suo habitat; cosรฌ divento egoista confondendo lโ€™essere con lโ€™avere e viceversa. Essi ci devono essere, non si escludono e di fatto producono grandi beni durevoli, quando vengono equilibrati nella vita di una societร .

Questo divorzio disumano รจ la crisi vera. Purtroppo sono pochi quelli che graziosamente la individuano. Sarร  essa riconosciuta un giorno da tanti? Ciรฒ richiederebbe una grande metanoia, in tutti i sensi; cioรจ dalle persone alle istituzioni. Cosรฌ anche si risolverebbe automaticamente la cosiddetta crisi economica, giร  individuata invece da quasi tutti. Solo perchรฉ ha fermato lโ€™uomo nella sua fragile corsa verso i progressi, come quando si aggiunge acqua fredda in una acqua che sta bollendo.ย  Rincomincerร  il mondo ad andare veloce? Sรฌ, tanti paesi ci si stanno preparando. Perรฒ cammineranno bene, da una prospettiva di crescita durevole, se individuata e superata la crisi vera nelle loro istituzioni. A tale scopo, la porta dโ€™uscita non puรฒ che essere quella di comunione tra gli uomini e di interdisciplinarietร  efficiente tra le discipline: cioรจ il nesso tra la scienza e la coscienza, tra la tecnica e lโ€™etica, tra la fede e la ragione, tra la tradizione e la modernitร , va promosso concretamente per la costruzione di un mondo piรน umano. Un mondo dove lโ€™uomo possa impegnarsi, con una maggiore consapevolezza, nella costruzione e lo sviluppo del bene comune. A ciรฒ la nostra comune umanitร  tende naturalmente. Se sentita dallโ€™uomo moderno ci porterร  unitร , pace, giustizia, quindi il vero โ€œamore umano anti-crisiโ€.

Le danger de la vรฉritรฉ subjective dans un monde en conflit

VOMCAGLO-DVMC

John-Anderson VIBERT

Quand lโ€™รฉgoรฏsme, lโ€™arrogance et lโ€™argent deviennent lโ€™arme dialectique, communicative et dรฉcisionnelle dans un monde en conflit, la paix des citoyens se fragilise et se voit malheureusement attaquรฉe par la division organisรฉe et structurelle. Sโ€™attaquer ร  la paix sociale selon ma propre vision et comprรฉhension des choses piรฉtine tout simplement les principes du bien commun, le besoin de consensus et les valeurs du vivre ensemble. Cela ne peut รชtre quโ€™un comportement irresponsable, sรฉparรฉ de lโ€™รฉthique et du bien, pour รฉpouser lโ€™รฉgoรฏsme et en faire malheureusement un puissant virus destructeur dans la gestion des relations dans nos sociรฉtรฉs.

Lโ€™รฉgoรฏsme social et politique est un virus qui divise et tue. Nous ne sommes pas sans savoir que la guerre en est toujours la consรฉquence, lโ€™expression et que les gens en pรขtissent. La guerre, ce laboratoire de destructions sociales, de morts, de rรฉfugiรฉs et de misรจres, doit รชtre vaincue partout ร  travers le monde. Ce serait en tout cas le rรชve caressรฉ par plus dโ€™un, et pas seulement une utopie. Un souhait, une mission, un engagement quโ€™il faut encourager, alimenter et caractรฉriser par la vรฉritรฉ sur lโ€™homme, sur son habitat et sur les consensus sociaux.

Lโ€™homme est crรฉรฉ ร  lโ€™image et ressemblance de Dieu (Gn 1, 26) pour vivre, coexister, transformer la terre et pas pour dรฉtruire son propre habitat ou, moins encore, y รชtre tuรฉ, dรฉportรฉ, exilรฉ. En ce sens, lโ€™รชtre humain doit รชtre considรฉrรฉ ยซ dans la pleine vรฉritรฉ de son existence, de son รชtre personnel et en mรชme temps de son รชtre communautaire et social ยป[1]. Malheureusement lโ€™homme post-moderne, รฉtant fragmentรฉ par la globalisation et dominรฉ par les nouvelles technologies, se voit de plus en plus fragilisรฉ face ร  son devoir dโ€™รชtre, de coexister et dโ€™humaniser son habitat.

En dรฉpit de tout, il est plus que jamais nรฉcessaire de prรฉserver et garantir la paix en la libรฉrant des fondements erronรฉs et dysfonctionnels de la vรฉritรฉ subjective avant, dans et aprรจs les conflits, les guerres et les violences sociales. Le bien commun, ยซ lโ€™ensemble des conditions sociales qui permettent et favorisent dans les รชtres humains le dรฉveloppement intรฉgral de la personne ยป[2], ne doit pas รชtre lโ€™utopie de la majoritรฉ et lโ€™exploit dโ€™une minoritรฉ[3]

Sโ€™ouvrir ร  la culture du mensonge et de lโ€™indiffรฉrence, cโ€™est arroser le terrain fertile de la guerre pour dรฉtruire lโ€™autre, ร  court terme, et sโ€™autodรฉtruire, ร  long terme. Ainsi, lโ€™รฉthique du bien doit prรฉvaloir sur une vรฉritรฉ contingente qui conditionne le bien, le mal et lโ€™action citoyenne. Il faut faire place ร  lโ€™รฉthique du vivre ensemble au sein des institutions sensรฉes pourtant garantir la paix entre les peuples. Autrement dit, il va falloir considรฉrer et proclamer, plus que jamais, dans le cadre de lโ€™รฉmergence dโ€™un monde multipolaire, ยซla prioritรฉ de l’รฉthique sur la technique, le primat de la personne sur les choses, la supรฉrioritรฉ de l’esprit sur la matiรจre ยป[4].

Tout compte fait, les hommes dโ€™aujourdโ€™hui doivent apprendre ร  se parler au lieu de faire parler les armes contre eux-mรชmes. Se parler conduit progressivement au dialogue et ร  la crรฉation dโ€™un pont pouvant construire quelque chose de bon et de bien qui nous lie. Faire parler les armes ou les laisser parler ร  notre place, au nom dโ€™une volontรฉ politique basรฉe sur une vรฉritรฉ subjective, piรฉtine le droit ร  la vie et promeut la culture de la mort. Il est temps de construire un nouveau monde ร  partirโ€‚ยซ des valeurs qui prennent source dans la dignitรฉ de la personne humaine ยป[5].



[1] JEAN-PAUL II, Lettre encycl. Redemptor hominis (4 Mars 1979), 14 : A.A.S. 71 (1979) 284.

[2] JEAN XXIII, Lettre encycl. Mater et Magistra (15 Mai 1961) : A.A.S. 53 (1961) 417 ; cf. PIE XII, Radiomessage de Noรซl Con sempre nuova (24 Dรฉcembre 1942) : A.A.S. 35 (1943) 13.

[3] Cf. FRANCESCO, Lettera enciclica. Laudato si (24 di maggio 2015), 95; cf. BENOรŽT XVI, Lettre encyclique. Caritas in veritate (29 juin 2009), n.32.

[4] Cf. Congrรฉgation pour l’Education catholique, En ces derniรจres dรฉcennies, 30 dรฉcembre 1988, n. 44.

[5] JEAN XXIII, Lettre encycl. Pacem in terris (11 Avril 1963): A.A.S. 55 (1963) 259.

Noteย : 1ย sur 5.

Un poโ€™ di coscienza nella nostra scienza per capire ed accogliere meglio i rifugiati

John-Anderson VIBERT

(Articolo pubblicato sul periodico della Missione Cattolica Italiana di Ginevra: โ€œPRESENZA ITALIANAโ€ย Anno XLI. Noย 3 Maggio-Giugno 2018)

L‘essere umano, nel suo sapere fare e l’esercizio dei suoi diritti e doveri, ha l’opportunitร  di crescere bene, conoscersi, riconoscersi, conoscere e riconoscere l’altro alla luce di una struttura creatrice che gli รจ naturale: Perchรฉ โ€œcreato ad immagine e somiglianza di Dioโ€ (Gn 1,26). Ciรฒ gli dร  una facoltร  speciale ed unica, quella di essere ed agire nel quadro della « creazione continua » come co-creatore di ciรฒ che รจ buono, vero e bello (lex naturalis). Ecco a fortiori la vocazione fondamentale di ogni uomo: la vocazione ad unโ€™esistenza creatrice. Cioรจ la prima chiamata a cui egli deve rispondere costantemente in una coesistenza responsabile, il cui cuore รจ la pratica consapevole del vero amore, sorgente della pace e della giustizia di cui il nostro mondo ha sete.

Colui che รจ mosso dall’amore, quale forza interiore, รจ consapevole di esistere per e con gli altri. Questa coscienza umana ed umanizzante deve essere al servizio del bene comune, il bene dell’altro e degli altri. Deve soprattutto favorire l’emancipazione โ€œdellโ€™amicizia civileโ€[1] e il riconoscimento della vita come la nostra principale missione. Ma purtroppo tale coscienza รจ inesistente nella maggior parte delle scelte, decisioni ed azioni disumanizzanti dellโ€™uomo postmoderno, amico del progresso spesso senza sรฉ stesso e, per di piรน, nemico di ogni principio assoluto, perchรฉ sposato con il relativismo.

Lโ€™egoismo sociale e politico ci sta portando sempre piรน al divorzio con la nostra comune umanitร  e di conseguenza con il nostro habitat. Cosรฌ non usiamo bene i nostri occhi e la nostra mente per vedere e capire il bene da fare; usiamo spesso i nostri cuori per odiarci piuttosto che amarci. Tutto ciรฒ porta al caos, allโ€™uso delle nostre mani per distruggere ponti tra di noi. Da qui lโ€™esistenza della guerra, la miseria, la povertร , le migrazioni forzate, la schiavitรน e gli sfruttamenti nel mondo odierno.

Oggi รจ piรน che mai necessario riconoscere che le nostre comunitร  piccole e/o allargate hanno una grande sete di uomini corresponsabili โ€œzoon politikonโ€[2] impegnati nella costruzione di un futuro migliore nella pace e la giustizia. I principi democratici nel quadro strutturale e funzionale dello stato di diritto non hanno ancora raggiunto un livello consistente in alcuni paesi, dove non vengono garantiti i diritti umani fondamentali inerenti a ciascuna persona. Tutto ciรฒ e le sfide geopolitiche attuali, legate alle drammatiche conseguenze della guerra e delle migrazioni forzate, questionano seriamente la visione del progresso dell’uomo postmoderno e la finalitร  del suo saper-fare.

La sofferenza dell’altro (il mio vicino, lo straniero, il rifugiato) non deve essere in alcun modo la base della mia felicitร  superficiale e dei miei valori volatili. Oggi i rifugiati, vittime particolarmente dei conflitti armati in Medio Oriente ed Africa, hanno bisogno di essere accolti e riconosciuti. Alcuni bussano ogni giorno alla porta dell’Europa (a Lampedusa), altri non ci arrivano, muoiono durante il loro viaggio infernale.

Fuggiti dalla guerra, dal terrore e dall’ingiustizia, queste persone vulnerabili e traumatizzate non bussano soltanto alle porte di una cittร . No! La realtร  รจ molto piรน complessa e di fatto troppo ignorata e/o manipolata da alcuni. Bussano alla porta del cuore dell’uomo che scegliamo di essere; bussano alle porte delle istituzioni della Comunitร  Internazionale e, in particolare, a quelle dei governi europei. Il loro volto sofferente dovrebbe colpire la coscienza dei cittadini dei paesi di accoglienza e quella dei cittadini dei paesi di partenza al fine di rivalorizzare la nostra comune umanitร  e metterla al centro dei meccanismi di risposta alle crescenti sfide delle migrazioni forzate (Push factors). Chi ha sofferto il caos nel suo paese e sopravvissuto alla guerra e/o al naufragio deve vivere ed integrarsi nella societร  del paese che lo accoglie. Questo รจ il minimo che uno stato di diritto puรฒ offrirgli. Da qui la necessitร  di ascoltare la voce della nostra coscienza nel nostro comportamento condizionato verso i rifugiati. Devono essere riconosciuti ed accolti per diventare soggetti attivi della costruzione di una nuova societร : โ€‹โ€‹una societร  integrata, dove l’altro, il migrante, il rifugiato viene trattato non come un nemico, bensรฌ come un fratello ed un amico[3].


[1] Cfr. J. M. Cooper, ยซAristotle on the Forms of Friendshipยป, in The Review of Metaphysics 30 (1977), 645-648.

[2] Cfr. R. Maurizio, La societร  come ordine. Storia e teoria politica dei concetti sociali, Eum, Macerata 2010.

[3] Cfr. A. Negrini, ยซReligione, mutamenti epocali e sfide dellโ€™interculturaยป, in People on the Move 88-89 (2002), 229. Cfr. G. Grampa, ยซLโ€™altro รจ mio fratelloยป, in Orientamenti 1-2 (1991), 95-106.

VOMCAGLO

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La prรกctica de la misericordia como fundamento de convivencia entre autรณctonos y extranjeros-inmigrantes

VOMCAGLO JAV-1 2016 GE

John-Anderson Vibert

Hoy en dรญa, sin temor a equivocarnos, podemos afirmar que el tรฉrmino misericordia en su significado prรกctico ocupa un papel muy relevante en las reflexiones y acciones socio-pastorales de diferentes instituciones y organismos catรณlicos. Desde el actual magisterio pontifical, pasando por el de la Iglesia local, hasta las mรบltiples formaciones al encuentro para laicos comprometidos, se ve cada vez mรกs determinante la lรญnea de acciรณn socio-pastoral derivada del esfuerzo patente de la Iglesia misionera y casa de todos por implementar una verdadera prรกctica de la misericordia, como testimonio clave del Evangelio en nuestra sociedad plural.

Este esfuerzo no es y no serรก tampoco en vano, sino mรกs bien profรฉtico. Se trata de anunciar el amor de Dios para con todos, denunciar todo lo contrario a este amor liberador e invitar al mismo tiempo a la metรกnoia, a la conversiรณn socio-pastoral bien definida e ilustrada en la Evangelii Gaudium[1]. Dicho de otro modo, se trata de ir descubriendo y acogiendo la acciรณn continua de Dios en nuestra humanidad, en nuestro quehacer, en nuestras tristezas y alegrรญas, en nuestras debilidades y fuerzas. Una acciรณn misericordiosa cuyo sentido se remonta a la historia del caminar de Dios con la humanidad y que, de hecho, exige del hombre una convivencia humana en sus relaciones sociales. Asรญ pues, ser misericordioso para con el otro, el prรณximo, no es, ni puede ser una ideologรญa socio-polรญtica. El ser misericordioso tiene que ver con el Ser mismo de Dios: el modo como ร‰l se dice creando perennemente a toda la humanidad.

Dios es Amor (1Juan 4, 8). San Juan y San Pablo II nos recordaron esto muy bien[2]. Y hoy, con nuestro noble esfuerzo de ser misericordioso en lo que somos y hacemos, tenemos que mirar a Dios en la historia para reconocer su bondad, su amor y tornar su Espรญritu vivo en nuestro quehacer cotidiano. Asรญ pues, podemos reconocer sin duda alguna a un Dios que por amor se revelรณ a nosotros como Padre Creador, Padre Libertador y Padre de la vida respectivamente en la creaciรณn, en la historia del pueblo de Israel y sobre todo en la Resurrecciรณn del Hijo eterno y exaltado, โ€˜la misericordia de Dios hecha carneโ€™[3] que nos hace visible el amor trinitario para la construcciรณn de un mundo mรกs humano. A la luz de todo lo dicho, la misericordia no puede no ser el lenguaje mรกs maravilloso del acontecer de Dios en la historia de la humanidad. Y por tanto ser misericordioso no es nada mรกs y nada menos que hacer todo con un corazรณn abierto al amor del Resucitado. Es un compromiso profรฉtico cuya finalidad es la creaciรณn de encuentros: encuentro consigo mismo, con Dios y con los demรกs; encuentro particularmente con personas de nacionalidad, etnรญa, cultura y lengua diferentes. Sin embargo, esto comporta cambios y transformaciones desde el corazรณn y la vida de la persona que practica la misericordiosa.

 Siendo el mismo amor de Dios, la fuerza de la misericordia transforma los corazones de piedra en corazones de carne. Extirpe del corazรณn tanto del autรณctono como del extranjero-inmigrante el odio, el miedo, las ofensas, las tinieblas, la ignorancia, la incertidumbre, la divisiรณn, la desconfianza y la desesperaciรณn, que infelizmente les transforman en esclavos de vicios, prejuicios y complejos deshumanizantes, para que liberados de los mismos tengan en el encuentro una nueva vida. Una vida llena de amor, de confianza, de perdรณn, de luces, de verdades, de fe, de unidad y de esperanza. Sรณlo un corazรณn transformado, renovado, limpio, que sabe amar, puede abrirse al extranjero-inmigrante para entenderlo, reconocerlo y acogerlo escuchรกndolo. Hay que decirlo fuerte y claramente: no hay espacio para el otro, los hermanos inmigrantes, los refugiados, los desplazados y los apรกtridas, en un corazรณn encerrado y endurecido por las fuerzas del odio, del miedo, de la ignorancia y de la injusticia.

Dichosos son los que tienen un corazรณn sensible y abierto a las dificultades y calamidades del extranjero-inmigrante y del refugiado. Ellos reciben muchas veces sin saberlo un don extraordinario, el regalo mรกs precioso del Dios de la vida. Del Padre eterno y misericordioso de nuestra comรบn humanidad reciben el amor como fuerza creadora, liberadora y transformadora de sus relaciones verticales y horizontales. Las primeras son relaciones llevadas a cabo desde la fe y el encuentro con Dios; las รบltimas son las interpersonales, sociales, mantenidas en el encuentro con los demรกs y sobre todo en la apertura a las personas que, por varios motivos, tuvieron que huir involuntaria o voluntariamente de su tierra natal en busca de una mejor condiciรณn de vida.  

La prรกctica de la misericordia por parte de quien se abre con alegrรญa y sin miedo a lo nuevo y diverso, a los necesitados y excluidos de la sociedad, es el fruto y la expresiรณn mรกs concreta de nuestros encuentros con Dios testimoniados en nuestros buenos comportamientos para con los demรกs, particularmente con los mรกs humildes, los migrantes y refugiados. En este sentido, el encuentro verdadero y autรฉntico entre los pueblos, los lazos entre autรณctonos y extranjeros-inmigrantes que trasciendan las diferencias รฉtnicas, culturales, lenguรญsticas, sociales, polรญticas y religiosas, los mecanismos, los modelos y procesos de integraciรณn vigentes, constituyen en su conjunto el lenguaje de la misericordia como bien y bienestar del otro y de todos, en el marco de la necesaria redefiniciรณn y reconfiguraciรณn de las respuestas a los desafรญos cada vez mรกs crecientes del fenรณmeno de la movilidad humana.

 La misericordia, dice repetidas veces el Papa Francisco[4], tiene un rostro. Este rostro humano y contextual tiene que ser descubierto, identificado, reconocido y acompaรฑado con mucho amor, es decir con mucha humanidad en el marco de la pastoral migratoria. En el mundo de la movilidad humana, hay que practicar la misericordia como promociรณn de la convivencia y cohesiรณn social para construir asรญ puentes entre autรณctonos y extranjeros-inmigrantes, y no muros. Los migrantes siguen siendo cada vez mรกs protagonistas de la continua renovaciรณn de la sociedad humana[5]. Los paรญses receptores hacen y seguirรกn haciendo frente a la integraciรณn, entendida como uno de los retos connaturales a los procesos migratorios. De ella no tienen solamente que preocuparse con miedo, sino tambiรฉn y sobre todo ocuparse con optimismo.

ยกViva la convivencia entre los pueblos!


[1] Papa Francisco, Constituciรณn Evangelii Gaudium, 25-33.

[2] Cfr. 1 Juan 4, 7-21; Juan Pablo II, Encรญclica Deus Caritas est, nn. 2-18.

[3] El Papa Francisco, en la audiencia general del miercoles 9 de diciembre de 2015, nos dio a entender a Jesus-Cristo como โ€˜misericordia hecha carneโ€™, el โ€˜Dios misericordiosoโ€™ del qual tenemos que ser testigos para contruir un mundo mรกs humano. Cfr. PAPA FRANCISCO, Audiencia general, Miercoles 9 de dicidembre de 2015, http://m.vatican.va/content/francescomobile/es/audiences/2015/documents/papa-francesco_20151209_udienza-generale.html. Cfr. http://mobile.avvenire.it/Chiesa/Pagine/udienza-del-9dicembre-2016.aspx

[4] PAPA Francisco. Il Papa: Misericordia per un mondo piรน umano. http://www.avvenire.it/Chiesa/Pagine/udienza-del-9-dicembre-2016.aspx, consultado el 7 de junio de 2016.

[5] Cfr. G. Danesi – S. Garofalo, Migrazioni e accoglienza nella Sacra Scrittura, Grafiche Messaggero di S. Antonio, Padova 1987, 105.

Il grido dei minori migranti: Disperazione in una periferia da umanizzare in modo profetico e corresponsabile

VOMCAGLO 2017 – JAV-1 CH – GM

John-Anderson VIBERT

(Articolo pubblicato sul periodico della Missione Cattolica Italiana di Ginevra: โ€œPRESENZZA ITALIANAโ€ Anno XL. No 1 Gennaio-Febbraio 2017)

Il fenomeno della mobilitร  umana, nel suo svolgimento strutturale e sempre piรน coinvolgente, costituisce piรน che mai una delle preoccupazioni e prioritร  socio-pastorali della Chiesa. La crisi dei nostri fratelli e sorelle migranti colpisce e sfida ogni sfera della societร . Ormai non coinvolge solamente uomini e donne in cerca di una vita dignitosa altrove, bensรฌ anziani e addirittura fanciulli, quale gruppo di persone molto vulnerabili, costrette ad abbandonare involontariamente e disumanamente la loro terra, famiglia e casa.

Di fronte al grido sconvolgente di queste persone e particolarmente dei migranti minorenni, Papa Francesco, allโ€™occasione della 103a Giornata mondiale del Migrante et del Rifugiato, invita la comunitร  cristiana e la societร  civile a rispondere in modo corresponsabile alle sfide del dramma di milioni di bambini e ragazzi in fuga da guerre, violenze, povertร  e calamitร .

Si tratta di un invito importante e quindi profetico, un invito a darsi da fare nella periferia dove si trovano questi minori migranti che purtroppo vedono scomparire i loro diritti di essere bambini, perchรฉ senza voce ed esposti ad ogni tipo di sfruttamento. Sinceramente, bisogna dirlo, di fronte a questa crisi non basta solo preoccuparsi. E poi a questa periferia non si va per guardare e fare grandi discorsi relativi allโ€™individualizzazione delle miserie e calamitร  di questi nostri fratellini e sorelline; ci si deve andare per trasformare e quindi umanizzare la loro situazione.

Non si va alla periferia per contemplare la miseria di chi vi si trova. Vedere la miseria disarmante che circonda i migranti, le loro sofferenze psicosomatiche, la solitudine dei migranti minorenni abbandonati, sfruttati, vulnerabilizzati senza riuscire a capirli nรฉ trasformare la loro situazione, deve richiamare sempre piรน lโ€™attenzione degli organismi ed istituzioni impegnati nel servizio ai migranti, per cercare di esplorare nuovi meccanismi ed elementi di risposte legati alla radice di questa problematica crescente. 

รˆ necessario aprire gli occhi e la mente per guardare bene la situazione di questi bambini, capire e riconoscere nella loro situazione il volto sofferente del Cristo Migrante: โ€œChi accoglie uno solo di questi bambini nel mio nome, accoglie me; e chi accoglie me, non accoglie me, ma colui che mi ha mandatoโ€ (Mc 9, 37). La presenza del Cristo Migrante nel volto sofferente di questi fanciulli esige eticamente una nostra risposta solidale. Si tratta di una presenza evocativa e convocativa. Evoca la sete di giustizia di queste persone costrette ad abbandonare la loro terra e ci convoca a occuparcene. Il nostro Amico Gesรน non ci parla al di fuori della nostra realtร  esistenziale umana. Si fa presente in modo concreto nella nostra apertura allโ€™altro, il fratello, la sorella migrante, per rendere parlante lโ€™accoglienza: quale riconoscimento fraterno dellโ€™altro fatto incontro.

Cosรฌ si puรฒ capire che lโ€™accoglienza, nel contesto dei minori migranti, non deve essere una questione dal punto di vista socio-politico esclusivamente interessata, bensรฌ un elemento caratteristico del nostro essere umano, relazionale, sociale e corresponsabile che promuove il benessere dellโ€™altro: cioรจ mette in evidenza la tutela di questi fanciulli, garantisce a loro protezione e difesa, incoraggia concretamente il rispetto dei loro diritti-doveri e porta pertanto progressivamente alla loro integrazione nella societร . I minori migranti hanno sete di questโ€™accoglienza intersoggettiva, umanizzante per rinascere, crescere e realizzarsi come persone, soggetti di crescita umana e non oggetti di sfruttamento.

Noteย : 1ย sur 5.

VOMCAGLO

No alla guerra, sรฌ al dono della pace per costruire ponti tra i popoli

NOGSIDPCPP

John-Anderson VIBERT

(Articolo pubblicato sul periodico della Missione Cattolica Italiana di Ginevra: โ€œPRESENZA ITALIANAโ€ Anno XLI. No 2 Marzo-Aprile 2018)

Il dilemma โ€œguerra o paceโ€ questiona e caratterizza sempre piรน i rapporti tra gli uomini e i popoli nella postmodernitร . Le notizie e le analisi socio-politiche attuali ci dipingono purtroppo un mondo diviso, in crisi, orientato da criteri e principi che non sono ancora in grado di ravvicinare gli uomini dal punto di vista economico, sociale e politico, rendendoli consapevoli della loro interdipendenza e della loro complementarietร .

Lโ€™egoismo, cioรจ il forte desiderio di avere cose, potere, autoritร  piuttosto che essere una persona coerente e corresponsabile nei confronti degli altri porta lโ€™uomo odierno a crearsi nemici e quindi alla guerra. Senza volere fare unโ€™analisi esaustiva dei conflitti attuali nel mondo, basta guardare le conseguenze dei conflitti armati scoppiati negli ultimi 9 anni principalmente in Africa, in Medio Oriente, in Europa e Asia per capire subito che il nostro โ€œhabitatโ€ รจ ammalato, sta respirando lโ€™aria della guerra, perchรฉ infettato da un virus mortale che lo sta distruggendo progressivamente: lโ€™egoismo politico e sociale!

La sete egoistica di avere e di potere si attenua percorrendo quasi sempre il cammino della guerra. Invece la sete di essere felice e corresponsabile nella societร  si sazia percorrendo il cammino della pace. Adesso non basta proporre questo cammino come soluzione ai determinati conflitti armati scoppiati nel mondo. Di fatto tantissimi governi, organismi internazionali e la Comunitร  Internazionale sono impegnati con ottimismo in questo compito sfidante. Ma se vogliono avere risultati palpabili nella loro missione di pace, va individuata e considerata dal punto di vista socio-politico la sete degli antagonisti al fine di purificarla e poi saziarla contestualmente. รˆ una impresa ben complessa nellโ€™attuale congiuntura geopolitica, che richiede il riconoscimento consapevole della pace non come una forza interessata da imporre, bensรฌ una forza umanizzante da cercare e garantire insieme. Per cui dovrebbe essere chiaro per tutti, governi e governanti, capi di stati e di comunitร  che la pace non sโ€™impone e quando sโ€™impone si snatura diventando guerra e di conseguenza laboratorio di morti, feriti, sfollati e rifugiati.

San Giovanni Paolo II nella celebrazione della XV Giornata Mondiale della Pace, ricordava 36 anni fa, che essa รจ un dono di Dio affidato agli uomini. Per cui lโ€™assenza della pace oggi in diverse parti del mondo รจ lโ€™espressione dellโ€™irresponsabilitร  dellโ€™uomo nello svolgimento del suo dovere personale, comunitario e/o socio-politico. Occorre piรน che mai creare e attivare una coscienza sociale pratica della grande sete di pace di cui soffrono le nazioni in conflitti. La pace, questo dono prezioso, come dice sant’Agostino, « รจ tra i beni passeggeri della terra il piรน dolce di cui si possa parlare, il piรน desiderabile che si possa bramare, il migliore che si possa trovare » (ยซDe Civitate Deiยป I, XIX, c. 11).

Basta la guerra tra i popoli! Impegniamoci a fare del dono della pace la sorgente dei ponti tra i popoli, tutelando i diritti umani fondamentali inerenti a ciascuna persona. Allo stesso tempo, le attuali strategie socio-politiche orientate allโ€™instaurazione della pace nei paesi in guerra, non dovrebbero essere esclusivamente politico-tecniche. Esse dovrebbero essere dotate anche di unโ€™etica pratica al fine di evitare, in modo corresponsabile e solidale, di trasformare unโ€™assistenza o un intervento in una causa in piรน delle migrazioni forzate (Push factors). La lingua della pace รจ da imparare per creare e rafforzare i ponti tra i popoli piuttosto che distruggerli.